Devenir architecte

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Francis Diébédo Kéré : vers une architecture sociale

Bonjour à tous !! Pour ceux qui se demandent d'où tirer la force nécessaire pour réaliser leurs rêves, leurs objectifs, DEVENIR ARCHITECTE vous propose de regarder le travail d'un architecte africain appelé Francis Kéré. Son amour pour sa communauté lui a permis de soulever des montagnes, affirmant ainsi l'architecture africaine aux yeux du monde. Nous vous souhaitons une bonne lecture et attendons impatiemment vos commentaires et suggestions.

 

1-  Particularités de Francis Kéré

 

 

L'amour pour sa communauté

 

Que serions-nous sans l’amour ou l’intérêt que nous portons à nos parents, notre famille, nos amis. Cet amour qui nous pousse à travailler toujours plus dure, à partager, à pardonner et surtout à rêver du meilleur, à propulser l’architecte Francis Kere au rang des plus grands architectes africains. L’absence d’école dans sa contré natale (un village du Burkina-Faso), envoya l’architecte étudier en ville. Depuis cette ville, il décrocha une bourse pour aller continuer ses études en Allemagne. Devenir architecte fut la voie que Francis Kere décida de poursuivre. Avoir des privilèges c’est une chose mais en être conscient c’est une autre. Etant pleinement conscient de tous ces privilèges, une seule idée, un seul objectif remplit ses journées celle d’offrir, d’accorder de meilleures opportunités pour les autres enfants de Gando (sa contré natale). Et voilà, d’où part sa carrière.

 

 

 Beaucoup trop d’élèves architectes, ne sont pas conscient du privilège que c’est de poursuivre des études en architecture. Peu importe les conditions, ou l’école dans laquelle on se trouve, devenir architecte est un privilège, une opportunité, et coupler à l’amour de sa communauté, « l’impossible devient possible ». Toutes les barrières, les contraintes, les préjugés dressés devant Francis Kere s’écroulèrent tous face à son amour, à son objectif profond d’aider sa communauté. Qu’est-ce donc la communauté pour nous ? vous direz. Alors nous dirons, c’est le village, le quartier, la ville, le pays ou encore le continent d’où nous venons. Développons cet amour de la communauté, il est le gage d’un avenir meilleur.     

 

L'engagement dans le développement durable africain

 

En regardant autour de vous, qu’observez-vous ?

  • La population et les véhicules de la ville augmente produisant toujours plus de déchets !
  • Les injustices sociales augmentent !
  • Les constructions inadaptées poussent de partout, consommant toujours plus d’énergies !
  • Les produits industriels se développent et demandent toujours plus de ressources !
  • Le changement du climat devient important d’années en années !
  • Et bien d’autres !

C’est donc dans le contexte de reconcilier les ressources de la planète (environnement) et les besoins de l’homme (le développement) que voit le jour la notion du développement durable. En Europe, on assiste à l’explosion d’une série de règlementations visant à protéger l’environnement, préserver les ressources et économiser l’énergie. Qu’en est-il de l’Afrique ? Avec son qualificatif de « grenier du monde » l’Afrique regorge de ressources et doit donc à tout prix maintenir l’équilibre entre environnement et développement. L’avenir du monde, des générations futures en dépend.

 

 

« Penser global, agir local » cette approche du développement durable est au cœur de la démarche de Kere. Il place l’humain au centre des préoccupations, pour mettre en œuvre une plus grande justice sociale. Le développement durable nous rappelle que la cohésion sociale permet que l’ensemble des membres de la société contribue. Selon leurs compétences, à la création de richesses. Notamment grâce à une politique facilitant l’accès à l’emploi, le renforcement des compétences et la participation de chacun dans la société.

 

 

 

 

L'utilisation courante des matériaux locaux

 

L’Afrique est une terre riche, mais comment comprendre que la majorité des personnes qui y vivent se plaignent ou sont victime de la pauvreté. L’une des raisons est que, pour un bon nombre de personnes, la terre est synonyme de pauvreté, de tradition, de campagnes, etc. Nous nous retrouvons ainsi à renier ce que l’Afrique a de meilleur à nous offrir.

 

 

 

Du moment où un matériau est présent en quantité suffisante dans un lieu donné, on peut le qualifier de matériau local. Francis kéré fit preuve dans chacun de ses projets, de gratitude en se servant de ce que sa communauté avait à lui offrir en termes de matériaux. De par son travail, il réussit chaque jour à moderniser l’archaïque construction en terre, à travers certaines techniques comme les BTC, la voute nubienne, la toiture auvent, la toiture double lame…. Affirmant toujours plus l’existence d’une architecture africaine.

 

 

 

2-  Vision et Démarche, Processus de travail

 

 

Avec Francis Kere la construction s’avère à la fois élémentaire et essentiel, local et globale d’une apparente simplicité et d’une grande profondeur. Il ramène l’architecture à son essence et lui insuffle l’âme, la technique et l’art africain. L’ambition de kéré est de donner à son pays, et plus largement à l’Afrique, la possibilité de se développer et de s’assurer un avenir stable. Cela passe par une prise de conscience écologique pour les pays africains et une gestion mesurée du développement. Mais aussi, par la reconsidération des valeurs identitaires d’une société ou d’une culture.

Ce qui force le respect dans son travail est l’apport des savoirs occidentaux et leurs intégrations au contexte local. Il a réussi à transposer ce qu’il a vu et appris en Europe, tout en faisant cas de tout ce qui existe et ce qu’il connait déjà de l’Afrique. L’architecte burkinabé a importé des principes simples visant à climatiser ses bâtiments de manière passive, c’est-à-dire, sans consommer aucune énergie. Avec comme verbes préférés :

  • Ventiler : la double toiture
  • Protéger : les brise-soleils verticaux
  • Collecter : l’eau, l’échangeur terre/air

 

 

 

Kéré jette au bout du compte un pont entre deux cultures, celle de l’occident qu’il qualifie comme le monde de la science et celle de l’Afrique qu’il considère comme le monde de l’écoute et de la sagesse. C’est précisément parce qu’il est formé par ces deux visions de l’architecture, qu’il détient entre ses mains la possibilité d’ouverture permettant à l’Afrique d’inventer sa modernité architecturale.

 

 

 

 

3-  Critiques

 

 

Pour avoir plusieurs fois construit au Burkina-Faso, l’architecte burkinabé jette un regard critique sur l’architecture pratiqué dans les pays africains. Avec ces quelques propos, Kéré nous permet encore de mieux comprendre sa démarche, et nous encourage à garder en tête le plus important : les relations humaines. Elles comptent plus que l’argent. Il faut que ces relations et nos racines soient mieux cultivées et qu’on ait le temps de méditer dessus.

« Si j’avais copié une mode américaine, ça n’aurait jamais bougé quelqu’un parce qu’il y en a déjà des milliers et ils auraient préféré aller ailleurs. C’est parce que j’ai eu le courage de m’engager pour ma communauté en utilisant ce que j’ai appris dans une école d’architecture. Ainsi, tu fais bouger les gens, tu les fais réfléchir et c’est ce que nous devons faire. J’ai toujours rejeté et repoussé le fait de marcher comme des moutons derrière la mode. Les autres ont tous découvert quelque chose parce qu’ils ont eu le courage de le faire en premier. »

 

 

 

Francis Kéré nous éclaire d’avantage, sur le fait qu’en Afrique, ce qui nous manque c’est

                  -le courage

                  -la volonté

                  -les informations

Ces valeurs ne sont pas toujours transmises à haute voix par nos différents encadreurs, voilà pourquoi l’équipe de « devenir architecte » vous demande de cultiver le courage comme on cultive un champ de maïs. Ensuite développer votre volonté d’aider, de faire la différence, par votre motivation et votre vision, qui doivent être porté vers l’idéal africain, car la grandeur se trouve dans l’aide qu’on apporte aux autres. Et enfin informez-vous, documentez-vous, car le vrai pouvoir c’est le savoir.

 

4-  Projets marquants

 

L'école élémentaire + extension à Gando

 

 

 

 

 

L'école secondaire de Gando

 

 

 

Les logements des enseignants

 

 

La bibliothèque de l’école

 

 

 

Le Centre pour l'Architecture en Terre de Mopti

 

 

 

 

 

Le Village Opéra de Loango

 

 

 

5- Quelques citations

 

« On considère souvent la terre comme un matériau de construction destiné aux pauvres. C’est la raison pour laquelle on lui préfère de coûteux matériaux importés qui sont le plus souvent utilisés d’une manière totalement inappropriée. »

« J’utilise une terre incultivable pour créer des bâtiments où les gens se cultivent »

« J’ose espérer qu’il y aura bientôt autant d’architectes en Afrique qu’il y a de coureurs au Kenya »

« Une telle architecture contribue à éradiquer l’analphabétisme parce qu’il n’y a pas de vrai développement sans éducation. » 

 « Mon objectif est de jeter un pont entre l’Afrique et occidents, où, finalement, bâtir selon des critères de durabilité se révèle être un point commun. »

 

 

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Daniel Achille nguidjoi 19/09/2020 16:01

Je suis un jeune étudiant en architecture au Cameroun. Je suis vraiment ému pour ce message de la part de l'architecte Francis kéré . Je partage son point de vue sur cette approche qu'il fait sur ces projets. De consolider une architecture qui a appris à l'occident avec ceux qui à dans son pays.

Kere Zakaria 15/05/2020 02:39

Bonjour papa comment vous allez